Les Français arrivent à Hué le 2 juillet 1885 à la tête d'un millier d'hommes, commandés par le général de Courcy : les régents prennent les devants en passant à l'attaque mais, le 7, les Français sont maîtres de la ville. Ngô Đình Cẩn, autre frère du président, dirige la police secrète, qu'il utilise comme une véritable armée privée[196],[197],[198]. Les plantations de café et de thé des hautes terres constituent, dans ce protectorat, les bases d'une économie très fragile[95],[96],[97]. Au début du XIVe siècle, les relations avec le Champā sont excellentes du fait du combat mené en commun contre les Mongols : mais un litige territorial au sujet de deux districts offerts au Đại Cồ Việt à l'occasion d'un mariage entre le roi cham et une princesse viêt débouche sur un nouveau conflit. Cinquante de leurs enfants descendent vers la mer, guidés par leur père, et cinquante autres suivent leur mère sur la montagne, pour y constituer les peuples montagnards minoritaires. En 1985-1986, il connaît une période de récession, notamment en raison d'une réforme monétaire malheureuse qui entraîne une très forte inflation, suscitant désordre économique et mécontentement social. Un cessez-le-feu est conclu au Laos mais rien n'est prévu pour le Cambodge ; les Nord-Vietnamiens n'ont en effet plus guère d'influence sur les Khmers rouges qui ont refusé de participer aux pourparlers. À partir de 1881, la Cochinchine est représentée à l'Assemblée nationale française par un député[91]. Le Corps expéditionnaire subit de lourdes pertes et les Français doivent abandonner plusieurs places fortes, dont Lạng Sơn et Cao Bằng. Cet article présente une liste de pays ou d'États aujourd'hui disparus. L'Indochine française connaît dans la première moitié du XXe siècle une profonde transformation sociale et économique : le développement de l'instruction favorise le développement d'une nouvelle élite annamite qui remplace l'ancienne génération des lettrés nationalistes, laquelle tend à s'éteindre. L'organisation sociale viêt est divisée par les Chinois en quatre classes : lettrés, cultivateurs, artisans et commerçants. Le lendemain du départ d'Hô Chi Minh, l'amiral d'Argenlieu prend l'initiative de proclamer le gouvernement provisoire de la « république de Cochinchine », « État libre » présidé par le docteur Nguyễn Văn Thinh et qui aura pour tâche de préparer le référendum prévu par les accords Hô-Sainteny. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'administration est reprise en main et unifiée. Il fait fermer plusieurs églises et rassemble les missionnaires à Hué pour mieux surveiller leurs activités. Néerlandais, Britanniques et Français ouvrent des comptoirs commerciaux, réalisant des affaires avec plus ou moins de bonheur. Durant l'administration de Shi Xie, le confucianisme et le taoïsme pénètrent et progressent dans la province, qui accueille également des missionnaires bouddhistes indiens, ainsi que des marchands venus d'Arabie et de Méditerranée, qui font escale dans les ports du pays[16],[17]. 20 nov. 2019 - Timbres Lettres d'Indochine / Viêt-Nam de collection. La guerre d'Indochine, conflit larvé depuis septembre 1945, est désormais une guerre ouverte[158],[159]. Les meilleures offres pour !!! Les réformes économiques amènent par ailleurs des Việt Kiều (membres de la diaspora vietnamienne) à revenir au pays, les autorités vietnamiennes encourageant désormais leur retour[240],[238]. Le camp conservateur tient les rênes du pouvoir au détriment des « pragmatiques » plus modérés, comme le premier ministre Phạm Văn Đồng ou le général Võ Nguyên Giáp. Lettres du tonkin. Quelques semaines plus tard, la Chine attaque le territoire vietnamien en représailles pour son invasion du Cambodge ; le conflit avec la Chine ne dure que quelques semaines et s'achève par le retrait des troupes chinoises, chacun des deux camps revendiquant la victoire. Après des décennies de luttes fratricides, Gia Long s'emploie à stabiliser le pays, tout en régnant en monarque absolu et en renouant avec les sources du confucianisme. Claim 0 Browsing All 187 Browse Latest View Live Mark channel Not-Safe-For-Work? Repris, il est déposé et exilé auprès de son père, près d'Alger, puis à La Réunion. Après une éphémère présidence civile, la tête de l'État est à nouveau occupée par un militaire, le général Nguyễn Văn Thiệu. En octobre 1950, les Bô Dôi (soldats de l'Armée populaire vietnamienne) de Giáp, désormais dotés de matériel chinois, infligent à la France sa première défaite d'envergure lors de la bataille de la RC 4. La résistance contre les Français ne s'éteint pas pour autant : si la pacification du pays est achevée en 1896, l'insurrection connaît ensuite plusieurs résurgences, ce qui la fait s'étendre sur plus de deux décennies[82],[83]. Les gouvernements de Nguyễn Văn Xuân et Trần Văn Hữu ayant démissionné, Bảo Đại entreprend de constituer un nouveau gouvernement, mais les différents chefs nationalistes se récusent, en premier lieu Ngô Đình Diệm qui vise une indépendance totale. Un ensemble de mesures sont prises pour libéraliser l'économie et, dans une certaine mesure, la vie intellectuelle. Le texte des accords Hô-Sainteny porte la marque de nombreuses concessions : le mot d'« indépendance » n'y figure pas et l'union des trois ky n'est pas acquise, les accords prévoyant uniquement d'organiser un référendum. Faute d'histoire écrite, le récit de l’ethnogenèse du peuple viet se confond avec la légende. Dans les années 1920, des recherches archéologiques ont fourni des indications sur une civilisation antérieure à ces migrations, qui aurait existé au Nord de l'actuel Viêt Nam. L'implantation de la France - désormais républicaine - au Viêt Nam se fait de manière très graduelle, alors qu'elle est surtout préoccupée d'achever la conquête de la Cochinchine et de trouver un moyen de pénétrer en Chine du Sud pour accéder plus facilement au marché chinois : en 1866, les officiers Ernest Doudart de Lagrée et Francis Garnier entreprennent une mission d'exploration du Mékong. De longues et laborieuses négociations sont menées entre Bảo Đại et le haut-commissaire Bollaert, par l'intermédiaire de diverses personnalités comme Ngô Đình Diệm, pour tenter de définir le statut du Viêt Nam. Mais Phạm Văn Đồng, le représentant de Hô Chi Minh, est lui aussi obligé de faire des concessions, en partie sous la pression de Zhou Enlai qui représente la république populaire de Chine à la conférence. Une guerre civile éclate et, en 1225, les Lý sont supplantés par la dynastie Trần. La guérilla, quant à elle, s'adapte et reprend l'initiative des combats : en janvier 1963, lors de la bataille d'Ấp Bắc, le Việt Cộng inflige une lourde défaite à des soldats de l'Armée de la république du Viêt Nam pourtant très supérieurs en nombre, ce qui contribue à inquiéter les Américains. En Cochinchine, le Việt Minh a plus de mal à imposer son autorité face aux autres groupes nationalistes vietnamiens, mais parvient à créer un Comité exécutif provisoire, dominé par les communistes. Les familles dirigeantes viêt sont fortement sinisées sur le plan culturel. On les laissait mourir (…). Pendant plusieurs années, ils restent dans le pays d… Le Viêt Nam est un pays issu d'un brassage ethnique complexe. Le mythe des rois Hồng (ou Hung), dont l'histoire est perpétuée par la tradition orale, accompagne la création de l'espace social vietnamien, qui mêle l'espace naturel et l'espace merveilleux, l'espace historique et l'espace légendaire. Zhao Tuo adopte les mœurs et les coutumes des Viêt et organise son royaume en plaçant les provinces sous l'autorité de légats chargés des registres du cens et de la levée des impôts, pratiques qui perdurent à travers les siècles. La combinaison des sanctions internationales et de la mauvaise politique économique du gouvernement vietnamien a des conséquences désastreuses sur le pays, qui doit affronter des situations de famine[238]. La légende ne cède le pas à l'Histoire qu'à partir de 258 av. Le référendum est officiellement approuvé par 98,2 % des votants, mais le scrutin se déroule de manière si irrégulière que par endroits, le nombre de votes favorables dépasse celui des personnes inscrites sur les listes électorales. Le Corps expéditionnaire français commandé par Leclerc ne peut débarquer en Indochine que dans les premiers jours d'octobre 1945. En 1833-1835, Minh Mạng doit mater la révolte de Lê Văn Khôi, à laquelle participent des chrétiens. À l'époque de la domination mongole sur la Chine, l'organisation politique du Đại Việt est de plus en plus sinisée. Le projet est retardé par la seconde guerre de l'opium qui oppose les Français et les Britanniques à la Chine. Ngô Quyền choisit comme capitale Cổ Loa, ancienne capitale du royaume d'Âu Lạc, à proximité de l'actuelle Hanoï; il passe l'essentiel des six années de son règne à lutter contre les tendances séparatistes des seigneurs Viêt, mais échoue à maintenir la cohésion du pays, bientôt divisé en douze seigneuries. Le mot Yue, traduit en vietnamien par Viêt et signifiant « au-delà » ou « lointain », désignait alors pour les Chinois l'ensemble des peuples vivant au sud du Yangzi. À mesure qu'ils interviennent de manière de plus en plus active, les Américains sont amenés à se poser la question de la fiabilité de Diệm. La conception hindoue de la royauté influence celle des Chams, chez qui le roi est l'incarnation d'une divinité et participe de l'autorité de Shiva ; les grandes familles du Champā établissent leur autorité sur la base de généalogies souvent complexes : les premières généalogies légitimantes du Champā apparaissent vers le VIIIe siècle. De leur côté, les Khmers rouges, la droite cambodgienne et les partisans de Sihanouk reprennent le combat contre les troupes d'occupation vietnamiennes ; le Viêt Nam, en sus de ses graves difficultés économiques, se trouve pris dans un conflit cambodgien coûteux, qui lui vaut de surcroît l'isolement international[232],[230]. Les années 1920-1930 voient également le développement, principalement en Cochinchine, d'organisations politico-religieuses aux discours nationalistes. La création de « partis-frères » laotien et cambodgien est annoncée[168]. Des pourparlers laborieux sont entamés pour choisir un lieu de rencontre, le choix se portant finalement sur Paris. Le pouvoir civil commande désormais au pouvoir militaire et le souverain s'emploie à faire reconstruire routes, ponts et digues pour améliorer le sort de la paysannerie. À l'été 1943, son entourage prend contact simultanément avec l'OSS - les services secrets des États-Unis - et le gouvernement chinois, pour demander la libération du « délégué Hô Chi Minh », nouveau nom adopté par Nguyễn Ái Quốc. Au Cambodge, les Khmers rouges ont lancé une insurrection, d'ampleur encore limitée, en 1967. J.-C., s'étendait sur le Viêt Nam, le Cambodge et la Thaïlande actuels. Parmi ceux-ci, Shi Xie (en vietnamien : Sĩ Nhiếp), administrateur très compétent, obtient en 203 de réunir, sous son autorité, les trois préfectures du delta du Fleuve rouge en une seule province. Au début de 1961, 85 % des exploitations sont collectivisées, dont 12 % dans des coopératives agricoles supérieures dites « socialistes ». Il favorise l'accès des milieux populaires aux concours de mandarins, impose des concours plus stricts pour accéder au statut de bonze ou de prêtre taoïste, et accorde davantage d'autonomie aux minorités ethniques montagnardes, tout en se montrant très sévère face à toute insoumission. Assez vite, les dirigeants se rendent compte que la socialisation à marche forcée de l'ancien Sud Viêt Nam n'a pas produit les résultats escomptés. La fonction de Premier ministre d'Annam est cependant supprimée : le Résident supérieur français continue de présider les séances du Conseil impérial sans être « gêné » par un chef du gouvernement annamite. Le conflit s'avérant insoluble et de plus en plus impopulaire, les États-Unis se retirent en 1973 à la suite des accords de Paris. Le résultat est un profond bouleversement des structures sociales du Sud Viêt Nam : en 1974, sur une population de 20 millions d'habitants, on comptera 10 500 000 réfugiés vivant dans des conditions souvent misérables. En 1967, les Américains doivent constater que les réseaux de communication et d'approvisionnement communistes n'ont toujours pas été détruits. Une solution politique semble finalement se profiler en la personne de l'ex-empereur Bảo Đại, installé à Hong Kong depuis 1946 - et toujours officiellement conseiller du gouvernement Việt Minh -, qui semble envisager de jouer les médiateurs. Tự Đức et sa cour se refusent en effet à considérer les traités passés avec la France comme définitifs et tentent en vain d'obtenir leur renégociation. Le souverain porte désormais le titre d'empereur (Hoàng đế) , celui de roi (Vương) n'étant plus utilisé que vis-à-vis de l'empereur de Chine : les Qing demeurent en effet les suzerains nominaux du pays, qui continue de leur payer un tribut[62]. Le 1er novembre 1963, Ngô Đình Diệm est renversé par les putschistes ; des foules descendent dans les rues de la capitale pour fêter sa chute. Le souverain français s'abstient à la fois de promettre une intervention et de recevoir les envoyés vietnamiens. Le roi accorde la main de son enfant au premier, et Thuy Tinh déclenche alors tempêtes et ouragans pour anéantir son rival. La libéralisation économique ne va cependant pas de pair avec l'accroissement des libertés politiques, et la nomenklatura communiste se réserve une large part des retombées financières du « miracle économique vietnamien ». Au moment du massacre des Nguyễn par les Tây Sơn, le prince avait bénéficié de l'aide de l'évêque français d'Adran, Mgr Pigneau de Béhaine. Dans les faits, la direction du Parti continue d'exister et de contrôler le Việt Minh. Le 14 août 1945, après les bombardements atomiques, le Japon annonce sa capitulation. Le monarque vietnamien lui-même a besoin d'une autorisation du gouvernement colonial pour visiter la Cochinchine[98]. Mais Decoux tarde à appliquer la convention militaire, au point que le 22 septembre, l'armée impériale japonaise pénètre au Tonkin, envahissant l'Indochine. De nouveaux mouvements politiques apparaissent : en 1923 est fondé le Parti constitutionnaliste, parti nationaliste et légaliste qui prône la modernisation du pays et exprime surtout les aspirations de la bourgeoisie cochinchinoise. En 1873, le gouverneur de la Cochinchine, l'amiral Dupré, saisit le prétexte d'un litige entre le commissaire impérial de Hanoï et le négociant français Jean Dupuis, pour pénétrer en Chine via le fleuve Rouge : il envoie Garnier « protéger le commerce en ouvrant le pays et son fleuve à toutes les nations sous la protection de la France ». Les derniers partisans des Trần sont éliminés, ce qui permet aux Lê d'asseoir leur autorité face aux Chinois[41]. Presque tous les ministres sont remplacés par des mandarins plus jeunes. Jayne Werner, John K. Whitmore et George Dutton. Fin 1963, avec l'assentiment du nouvel ambassadeur américain Henry Cabot Lodge, Jr., un groupe de généraux prépare un coup d'État contre le président ; non contents de ne pas s'opposer aux conspirateurs, les Américains leur prêtent main-forte. Plusieurs Français sont expulsés. Le commerce extérieur double en cinq ans et le niveau de vie s'élève sensiblement[92]. Au Sud, le président Ngô Đình Diệm, à la fois chef de l'État et chef du gouvernement, est doté par la constitution de pouvoirs très étendus, qui lui permettent à tout moment de suspendre les libertés et de décréter l'État d'urgence, ouvrant la voie à un système dictatorial[172]. La population soudée autour du parti communiste, instruite, et bénéficiaire d'un solide système de santé, continuellement aidée par ses alliés du monde communiste oppose une résistance militaire de plus en plus efficace aux bombardements, malgré les frappes aériennes de plus en plus nombreuses contre les populations civiles [217]. Le Nord Viêt Nam lance en 1958 une nouvelle campagne de propagande pour réclamer la réunification du pays. Le pays bénéficie alors d'une administration très efficace, grâce notamment à une grande centralisation des décisions et à une bureaucratie d'obédience confucéenne. Les tentatives de contre-attaque du jeune Quang Toan, dernier souverain Tây Sơn, sont repoussées. La famille Lê est contrainte à la fuite. L'invasion du Cambodge conduit d'autres pays à soutenir la politique de rétorsions américaine. Les Chinois libèrent Nguyễn Ái Quốc, alias Hô Chi Minh, qui entre alors avec Phạm Văn Đồng au comité directeur du Dong Minh Hoï[133],[131]. Les changements économiques, si leur ampleur demeure limitée, n'en sont pas moins réels : la loi sur l'agriculture de 1987 garantit aux familles le droit à l'usage des sols pour une longue durée ainsi que celui de leur cession, ce qui marque la fin de l'agriculture collectivisée et planifiée. L'Empire a en outre besoin du soutien du clergé pour obtenir le ralliement des catholiques et des légitimistes : le régime de Napoléon III entend par conséquent les appels des catholiques et tourne son regard vers les missions lointaines. Le 9 juin 1885, un nouveau traité est signé à Tianjin, par lequel la Chine s'engage à ne plus intervenir dans les rapports franco-vietnamiennes et reconnaît les accords passés par les deux pays, renonçant dès lors entièrement à sa suzeraineté sur le Viêt Nam[82],[83]. Le gouvernement de Vichy décide alors de le limoger et le remplace par l'amiral Jean Decoux. Plus de 73 millions d’objets actuellement en vente, Une communauté de plus de 1 million de membres, Un système garantissant la crédibilité de votre interlocuteur, Colonies et protectorats française (2618), La plus grande marketplace pour les collectionneurs. Le confucianisme imprègne cependant la mentalité des dignitaires politiques et remplace progressivement le bouddhisme comme idéologie d'État[35]. De Courcy s'emploie alors à pacifier le pays en luttant contre l'insurrection Cần Vương (« soutien au roi ») - appelée par les Français « l'insurrection des lettrés » - menée par Tôn Thất Thuyết et le souverain en fuite. La bourgeoisie cochinchinoise s'organise, notamment à travers le Parti démocrate. Le poste de gouverneur général de l'Indochine française est créé par décret en 1887 : c'est néanmoins à partir de 1897, quand Paul Doumer est nommé au Gouvernement général, que l'Indochine acquiert une réelle substance administrative. Au dos cachet SAIGON CENTRAL 12-4-29 COCHINCHINE + cachet NEUILLY SUR SEINE 21-4-29 SEINE + cachet MILAN 23-4-29 + cachet AMB. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud, tandis que les souverains Lê ne règnent plus que symboliquement. Au Nord, où il demeure interdit, il fonctionne derrière le paravent du « Front démocratique indochinois » dirigé par Phạm Văn Đồng et Võ Nguyên Giáp. Il poursuit également la colonisation en annexant temporairement le Cambodge et le Xieng Khouang (dans l'actuel Laos)[62]. Au sein de la commune, la cellule familiale, comparable à l'organisation existante en Chine, constitue l'unité primordiale. Au Nord du pays, en territoire Việt Minh, une assemblée constituante s'ouvre le 28 octobre et adopte neuf jours plus tard une constitution, la première de l'histoire du pays, qui ne fait aucune mention de la Fédération indochinoise ni de l'Union française. En 875, Indravarman II établit la dynastie à Indrapura (près de l'actuelle Hôi An), transfère sa capitale dans la province nordique d'Amarâvatî et l'orne de nombreux palais et temples. Xuân entretient des contacts avec Bảo Đại (lui-même soutenu par le MRP) mais ses efforts pour constituer une « troisième force » entre l'ex-empereur et Hô Chi Minh sont ruinés par les milieux politiques cochinchinois, qui souhaitent conserver l'autonomie de la colonie. Entretemps, le conflit continue de connaître des développements : les Américains et les Sud-Vietnamiens tentent par tous les moyens de réduire les positions adverses tandis que les Nord-Vietnamiens essaient de consolider les leurs. Jouant sur la mésentente au sein du clan Tây Sơn et bénéficiant du ralliement de nombreux déçus, Nguyễn Anh reprend pied au Sud, à Long Xuyên, et parvient en 1788 à s'assurer le contrôle de la province de Gia Din. Nguyên Khanh a le plus grand mal à asseoir son autorité et doit bientôt céder lui-même le pouvoir ; il part en exil début 1965, à la grande satisfaction du général Taylor qui le jugeait peu fiable. Aux États-Unis, et jusque dans les milieux politiques, une part croissante de l'opinion perçoit la guerre comme ingagnable, et l'engagement américain comme erroné. À la même époque, le Royaume-Uni met pied en Chine grâce au traité de Nankin, conclu à la fin de la première guerre de l'opium. Au même moment, à la demande de Jules Ferry qui est redevenu président du Conseil, la Chambre française des députés vote des crédits pour une expédition militaire au Tonkin. À l'hiver 1944, les guérilleros Việt Minh se manifestent à nouveau en Indochine en attaquant quelques postes français. Sur le plan politique, le VNQDD est soumis à une campagne de terreur durant les mois de juin et juillet ; ses cadres sont tués, arrêtés ou contraints à l'exil et remplacés par des dirigeants nationalistes favorables au Việt Minh. 134 Baie D'along Timbre De Collection, Indochine 1946 Poste Aérienne PA N°Yv. Les communistes organisent rapidement, dans le Nord-Annam où sévit en 1930 une grave famine, des « marches de paysans », qui prennent bientôt une ampleur considérable. La culture de Dong Son s’éteint avec l’invasion chinoise. Le christianisme prend par ailleurs pied dans le pays à partir de 1615, date à laquelle Italiens et Portugais fondent la première mission d'évangélisation. Les raisons provoquant la fin d'un pays indépendant sont multiples, que ce soit à la suite de sa conquête par un autre pays, par fusion, démembrement, changement de régime ou simplement de nom, etc. Y compris en Cochinchine, le recrutement des fonctionnaires est majoritairement endogène[93]. Lê Lợi, avant même sa victoire finale sur la Chine, entreprend de réorganiser l'administration du Đại Việt. Des routes terrestres sont construites, ce qui permet d'intensifier les échanges. Les hostilités reprennent alors entre les Français, les Chinois et les Pavillons noirs. Le bouddhisme, proclamé religion d'État, joue un rôle considérable sur les plans politique, culturel et social ; l'enseignement du bouddhisme mahāyāna est alors florissant. Beaucoup d’hommes. entier postal enveloppe, format carte de visite, type groupe 15 c, bleu avec surcharge, ACEP n° 27, cad type A HANOI TONKIN 25 dec 1912 TB, Enveloppe Recommandée De Saigon Timbre De Collection. L'autorité monarchique se trouve vidée de sa substance en Annam, ce qui contribue à heurter vivement le sentiment national vietnamien[114],[115]. Pour prévenir les risques de division du royaume, Lê Đai Hành le partage entre ses fils ; mais à sa mort, en 1005, une guerre de succession éclate entre les princes. En novembre 1925, Khải Định meurt, alors que son fils Nguyễn Phúc Vĩnh Thụy, qui lui succède sous le nom de Bảo Đại, est âgé de 12 ans et suit sa scolarité en France ; les dernières attributions politiques et judiciaires du souverain d'Annam sont alors transférées au Résident supérieur français, qui préside désormais les séances du Conseil impérial, en présence cependant du premier ministre d'Annam. Les rares images de ces hommes sortant de leur cellule montrent des êtres humains décharnés, les os à nu, les yeux exorbités. Inquiets du nombre de conversions au catholicisme, les Trinh l'expulsent cependant trois ans plus tard. Henry Kissinger et Lê Đức Thọ, pour cet accord, reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix, que Lê Ðức Thọ n'accepte cependant pas[224],[222],[225]. Tout au long de l'année 1955, il repousse les propositions de négociation de Hô Chi Minh, qui réclame que soient organisées les élections prévues par les accords de Genève ; ni Diệm ni les États-Unis, qui redoutent un succès électoral des communistes ou un gouvernement de coalition dominé par ceux-ci, ne souhaitent que le scrutin puisse se tenir.